Histoire de la lance de Longinus
Selon la bible, alors que Jésus et les deux voleurs étaient crucifiés sur leurs croix, les chefs juifs demandèrent à Pilate de casser les jambes des condamnés pour accélérer leur décès ( ils étaient d'une finesse à cette époque .... ) .
Les soldats romains, adeptes de la barre à mine , s'occupent des tibias des deux voleurs, mais Jésus, semblant mort, récupère ses genoux en un seul morceau ( vous imaginez le cul de jatte marchant sur l'eau ? moins classe quand même ...) .
Voulant s' assurer de la mort, un centurion romain nommé Gaius Cassius, transperça le flanc de Jésus avec sa lance.
Que le soldat en ait été conscient ou pas, il venait de réalisé une prophétie. Dans l'ancien testament, il était écrit que le messie n'aurait pas d'os cassé, mais que son sang coulerait ( mwarf, ma copine va devenir imbuvable si je lui dis qu'elle est Messie tout les mois ... ) .
Cet acte fut connu comme étant une preuve de plus que Jésus de Nazareth était réellement le messie annoncé par l'ancien testament, le fils de Dieu.
( Pour la véritable histoire de notre seigneur, il faudra attendre un jour prochain ) .
Mais revenons en a notre cher Gaius Cassius , qui soit disant était à moitié aveugle .
bla bla bla lance dans le flanc du truc sur la croix ( Hey Jesus , croise les pieds on a que 3 clous ! /me est déjà dehors )
bla bla bla éclaboussures ( et oui, ça explique le rouge de l'armure romaine ... le sang se voit moins )
et bla bla bla Miracle, a pu malade .
Bon . Il commence à croire, et termine sa vie dans un couvent à Césarée de Cappadoce ou il finit décapité par le gouverneur du coin pour avoir fracassé deux trois idoles . Faut dire qu'à part les témoins de Jeovah, pas vu énormément de chrétiens diplomates ( BURN BURN A WITCH !!! ) .
Fin du périple de ce cher Longin .
Ah, oui, j'ai oublié de vous préciser . il change de nom entre temps et se fait appeler Longin .
On retrouve cette histoire dans La Légende dorée (Legenda aurea), ouvrage rédigé en latin par Jacques de Voragine entre 1261 et 1266 qui raconte la vie de 180 saints, saintes et martyrs chrétiens ainsi que certains épisodes de la vie du Christ et de la Vierge, suivant le calendrier liturgique ( non, je ne l'ai pas lu ).
Livre d'ailleurs lui même largement inspiré de l'évangile de Nicodeme ( malheureusement épuisé en librairie, quel dommage ) , mais c'est une autre question .
La lance, elle, aurait été conservée par Hélène, en compagnie de la couronne et des clous .
On en perd la trace jusqu'en 570 , suite à une invasion barbaresque des plus gênante ( pour mon histoire en tout cas ) .
570 nous disions . Et un pèlerin du nom de Antoninus de Piancenza, qui visite les endroits saints de Jérusalem et affirme avoir vu, dans une basilique, « la couronne d'épine avec laquelle Jésus fut couronné ainsi que la lance avec laquelle il a été frappé dans le coté ».
Une autre piste dans une bibliothèque de Florence, comprenant entre autre un vieux parchemin, fragment du célèbre manuscrit de Syriac, qui montre une image d'un centurion perçant le flanc de Jésus avec une lance. Le document est daté de l'an 586 et on trouve écrit, en caractères grecs, « Loginos » au dessus de la tête du soldat qui assène un coup fatal au "messie".
En 615, Jérusalem a été capturé par un lieutenant du Roi persan Chosroes ( une fois de plus ) . Les reliques sacrées tombent entre les mains des païens ( bouh bouh ! ) , et, selon le « Chronicon Paschale », la pointe de la lance serait donnée à Nicetas, qui la dépose à Constantinople dans l'église de la rue Sophia.
Croisade, recroisade, et petit passage à Constantinople ( il faut bien payer les troupes ) .
Les Francais la récupèrent , et l'entrepose dans la Sainte Chapelle . Jusqu'à la révolution .
Plus de trace de celle ci depuis .
Sauf que, en 1344, un Pape en service à l'époque, demande à l'un de ses moinillons de faire un petit recensement des Saintes Lances .
Je me vois très bien arriver devant mon patron le matin, et m'entendre dire : bon, va me chercher toutes les lances, et à cheval . tu as 60 pour me faire ça ! Perso, je prends le maquis .
Mais il était consciencieux le moinillon, et il se met en quête .
C'est là que le bat blesse . Il en trouve 244 de " sérieuses " .
Et oui, chaqu'un veut la sienne .
Et pire que tout, on peut en découper un morceau, le mettre dans une autre lame, et zou, transfert de pouvoir .
C'est ainsi que l'on retrouve des saintes lances un peu partout, dans le pommeau de l'epée de Charlemagne , en pendentif sur Alaric le Visigoth ( mais si, celui qui est allé bruler une petite bourgade de l'époque, Rome je crois ) , mais encore Barberousse, ou même Charles Martel .
La lance étant sensée donné l'invincibilité, on comprend que les chefs militaires la veulent en leur possession ... Là ou ca commence à devenir amusant, et ce sera mon théme de demain, c'est qu'Hitler aussi à voulut cette lance ( je persiste à dire que contre une Gatling ... ) .
Suite au prochain épisode, les tribulations de la lance chez les nazis ;)
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