Cher internaute, à l’instar de mes deux collègues, je m’en vais démonter un adage fortement polémique en lançant un véritable pavé dans la mare de l’information que l’on sait aussi trouble qu’un pétrolier s’écoulant en Bretagne (Edouard Baer, inondes moi de ta verve) .
Je tiens juste à préciser en prologue que je n’ai aucune formation journalistique et que mon seul objectif à travers ce(s) article(s) est de dématérialiser des idées préconçues au nom de la bien pensée. J’ai une haine farouche envers la mésinformation et l’invention d’actualité.
Bref, laissons désormais les préjugés au vestiaire et approcher que je vous raconte une histoire.
C’est celle d’une institution vieille de deux mille ans dirigé par un grand manitou immaculé. Deux mille ans à tenter d’éclairer une civilisation sur son devoir moral avec plus ou moins de succès.
Aujourd’hui, je me fais l’avocat du diable et clame haut et fort : « Le pape prône l’usage du préservatif ».
Oui, vous m’avez bien lu.
Resituons les faits, en 2001, bien avant la journée internationale contre le SIDA (non pas le « Salaire Inchangé Depuis des Années » mais le « Syndrome d'immunodéficience acquise »), le pape Jean Paul II lance un discours qui fera l’effet d’une bombe médiatique à travers le monde entier.
Rarement homme aura été aussi adulé et détesté en un si court instant.
Aussitôt la presse francophone s’empare du texte du discours, segmente, retravaille, et pond des titres à sensations :
- « Le pape veut la mort des homosexuels » (France 2, 3 décembre 2001)
- « L’Eglise, institution périmée » (TF1, 4 décembre 2001)
- Et enfin mon préféré et débattu : « L’Eglise contre le préservatif » (Tellement cité à droite et à gauche que je ne parviens pas à déterminer l’origine première).
Je ne m’en vais pas détailler la position de l’église catholique sur le mariage, les relations sexuelles, etc. D’abord parce que depuis Rerum Novarum, les évêques font désormais figure de partis politiques et qu’il est devenu impossible d’avoir une doctrine « fixe » sur le sujet. Ensuite car cela nuit à votre bonne lecture que je voudrais la plus digeste possible (néanmoins, je mettrai des liens en fin d’article pour les (nombreux !) intéressés).
Quoiqu’il en soit :
En premier lieu, il convient de stipuler que le préservatif n’est effectif qu’à 90% (ce qui délibérément n’est jamais dit dans les campagnes de prévention contre le SIDA ; chiffre d’Académie National de Médecine). Si dans l’aéroport on vous annonce que votre avion a 1 chance sur 10 de s’écraser sur ce vol, est-ce que vous montez dedans? Et régulièrement? …
Deuxièmement, à vous, vils tentateurs hédonistes aux vices charnels plus gros que moby « dick » (scabreux, je sors …). Pensez vous que votre modèle de relation se doit d’être promu à travers les générations ? L’église estime que non. Le coup d’un soir (qui justifie l’utilisation d’un préservatif) est donc par nature immoral. Le préservatif est, pour l’église, un moyen qui manifeste notre manque de confiance en l’autre, puisqu’on le soupçonne de pouvoir nous transmettre un virus de mort. Il est le reflet d’une attitude où l’on ne veut pas prendre le temps de connaître l’autre. Ou même, au sein d’une relation suivie, qu’on ne croit pas pleinement en sa fidélité, car il aurait pu être infecté pendant ce temps par des relations avec un autre partenaire. Lorsque le préservatif est nécessaire, la relation n’est jamais en pleine vérité et confiance, et l’amour véritable est impossible. La relation sexuelle ne devrait donc pas avoir lieu.
Troisièmement, Le pape nous dit que le meilleur moyen de lutter contre le SIDA est la fidélité au sein du couple, ce que confirment les scientifiques. Si on s’en tenait au discours de l’Eglise, le SIDA disparaîtrait totalement en l’espace de deux générations! (Pour nos pays développés. Pour ceux où la transmission du SIDA se fait aussi par manque d’hygiène, le virus serait tout de même très fortement moins présent).
A ce propos, il est toujours très divertissant de constater la position ambivalente de la Science bien-pensante et/ou athée. Ces discours qui se pourrissent mutuellement défendent bien souvent les mêmes objectifs (Oui j’arrête avec mes digressions à en perdre le fil !).
Enfin et l’argument selon moi le plus percutant, si une personne ne veut pas vivre cette fidélité mais choisit un comportement à risques, il est évident que l’utilisation d’un préservatif est nécessaire en tant que « moindre mal ». C’est ce qui est ressorti de diverses interviews d’évêques de France. Mais le pape ne peut pas ouvertement clamer cela pour une raison très simple : ce « bon sens » serait une caution apportée au préservatif, et on oublierait que la « vraie solution » est et demeure la fidélité.
Je tiens juste à préciser en prologue que je n’ai aucune formation journalistique et que mon seul objectif à travers ce(s) article(s) est de dématérialiser des idées préconçues au nom de la bien pensée. J’ai une haine farouche envers la mésinformation et l’invention d’actualité.
Bref, laissons désormais les préjugés au vestiaire et approcher que je vous raconte une histoire.
C’est celle d’une institution vieille de deux mille ans dirigé par un grand manitou immaculé. Deux mille ans à tenter d’éclairer une civilisation sur son devoir moral avec plus ou moins de succès.
Aujourd’hui, je me fais l’avocat du diable et clame haut et fort : « Le pape prône l’usage du préservatif ».
Oui, vous m’avez bien lu.
Resituons les faits, en 2001, bien avant la journée internationale contre le SIDA (non pas le « Salaire Inchangé Depuis des Années » mais le « Syndrome d'immunodéficience acquise »), le pape Jean Paul II lance un discours qui fera l’effet d’une bombe médiatique à travers le monde entier.
Rarement homme aura été aussi adulé et détesté en un si court instant.
Aussitôt la presse francophone s’empare du texte du discours, segmente, retravaille, et pond des titres à sensations :
- « Le pape veut la mort des homosexuels » (France 2, 3 décembre 2001)
- « L’Eglise, institution périmée » (TF1, 4 décembre 2001)
- Et enfin mon préféré et débattu : « L’Eglise contre le préservatif » (Tellement cité à droite et à gauche que je ne parviens pas à déterminer l’origine première).
Je ne m’en vais pas détailler la position de l’église catholique sur le mariage, les relations sexuelles, etc. D’abord parce que depuis Rerum Novarum, les évêques font désormais figure de partis politiques et qu’il est devenu impossible d’avoir une doctrine « fixe » sur le sujet. Ensuite car cela nuit à votre bonne lecture que je voudrais la plus digeste possible (néanmoins, je mettrai des liens en fin d’article pour les (nombreux !) intéressés).
Quoiqu’il en soit :
En premier lieu, il convient de stipuler que le préservatif n’est effectif qu’à 90% (ce qui délibérément n’est jamais dit dans les campagnes de prévention contre le SIDA ; chiffre d’Académie National de Médecine). Si dans l’aéroport on vous annonce que votre avion a 1 chance sur 10 de s’écraser sur ce vol, est-ce que vous montez dedans? Et régulièrement? …
Deuxièmement, à vous, vils tentateurs hédonistes aux vices charnels plus gros que moby « dick » (scabreux, je sors …). Pensez vous que votre modèle de relation se doit d’être promu à travers les générations ? L’église estime que non. Le coup d’un soir (qui justifie l’utilisation d’un préservatif) est donc par nature immoral. Le préservatif est, pour l’église, un moyen qui manifeste notre manque de confiance en l’autre, puisqu’on le soupçonne de pouvoir nous transmettre un virus de mort. Il est le reflet d’une attitude où l’on ne veut pas prendre le temps de connaître l’autre. Ou même, au sein d’une relation suivie, qu’on ne croit pas pleinement en sa fidélité, car il aurait pu être infecté pendant ce temps par des relations avec un autre partenaire. Lorsque le préservatif est nécessaire, la relation n’est jamais en pleine vérité et confiance, et l’amour véritable est impossible. La relation sexuelle ne devrait donc pas avoir lieu.
Troisièmement, Le pape nous dit que le meilleur moyen de lutter contre le SIDA est la fidélité au sein du couple, ce que confirment les scientifiques. Si on s’en tenait au discours de l’Eglise, le SIDA disparaîtrait totalement en l’espace de deux générations! (Pour nos pays développés. Pour ceux où la transmission du SIDA se fait aussi par manque d’hygiène, le virus serait tout de même très fortement moins présent).
A ce propos, il est toujours très divertissant de constater la position ambivalente de la Science bien-pensante et/ou athée. Ces discours qui se pourrissent mutuellement défendent bien souvent les mêmes objectifs (Oui j’arrête avec mes digressions à en perdre le fil !).
Enfin et l’argument selon moi le plus percutant, si une personne ne veut pas vivre cette fidélité mais choisit un comportement à risques, il est évident que l’utilisation d’un préservatif est nécessaire en tant que « moindre mal ». C’est ce qui est ressorti de diverses interviews d’évêques de France. Mais le pape ne peut pas ouvertement clamer cela pour une raison très simple : ce « bon sens » serait une caution apportée au préservatif, et on oublierait que la « vraie solution » est et demeure la fidélité.
En conclusion, je tiens à spécifier que je ne fais nullement partie d'ordre religieux. L’église a suffisamment de choses à se reprocher pour qu’on ne lui en ajoute à son passif. Je pourrais même affirmer dans un prochain article que Jean Paul II est un monstre capitaliste ayant réalisé des O.P.A. scandaleuses en Amérique latine.
La prochaine fois que vous entendrez quelqu’un dire que le pape est contre le préservatif, vous aurez maintenant quelque chose à rétorquer. Sur ce douce après midi et à bientôt.
Eskell
P.S. :
Les divers liens dont j’ai parlé sont aisément accessibles par une recherche sur la toile. Si une question demeure, je me tiendrais à votre disposition.
[Le discours litigieux : http://www.cef.fr/catho/actus/archives/2006/20061030eglise_contraception.pdf (A noter que le discours original a été prononcé en italien, ceci est une traduction approximative).]
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