- Sœur Anne, sœur Anne, ne vois tu rien venir ?
- Je ne vois que le ciel qui bleuois, et un mouton vert qui dit non non non.
Ca me semble bien pour un premier article .
Je suppose que vous connaissez tous l'Irlande .
Le truc tout là haut, Sunday Bloody Sunday, Guiness et les lacs du connema ... ( aie, qui a lancé cette tomate ?).
Mais je crois qu'aussi connu que leur Folklore, c'est leur réputation de tête de mule qu'ils exportent le mieux.
Petit rappel historique :
indépendance en 1937, pauvreté, maladie de la patate, et puis plus fort taux de croissance d'Europe, qui lui donne son nom de "tigre Celtique".
Premier non en 2001, pour le traité de Nice.
Là, je vois vos yeux ébahis.
2 soucis.
Déjà, comment se fait-il qu'un pays dont plus de 50% des finances viennent de fonds de l'Europe ne soit pas plus conciliant.
Et, plus gênant, comment se fait-il que ce soit le seul pays d'Europe où tous les accords globaux sont régis par référendum...
Une piste :
Affiches de cette année : "Bon pour l'Irlande, bon pour l'Europe ! Votez oui !", face à cette autre, quelques mètres plus loin : "Des Irlandais sont morts pour votre liberté, ne la bradez pas ! Votez non !"
Ouch. Comme l'impression que le non a un meilleur publicitaire. Et que ce peuple est un tout petit peu attaché à son histoire et à son identité.
Mais ce n'est pas tout. Et le second Non, du 12 juin , pose un soucis nettement plus grave.
Pour le traité de Nice, c'était le coté démocratique qui était défendu. Cet été, c'est un soucis plus profond. Qui ressemble un peu au problème de la Ligue Lombarde en Italie.
On ne veut pas payer pour les plus pauvres.
Et qu'importe si les autres l'ont fait pour nous.
Car le non Irlandais ressemble bien plus à un vote contre l'admission des pays de l'est dans l'Europe qu'à une véritable peur de ne plus avoir de commissaire à Bruxelles.
Surtout depuis que les sus-nommés commissaires se retrouvent avec moins de pouvoirs que les directeurs généraux qu'ils sont sensés diriger.
Bref. Qu'un gouvernement soit mesquin, on a l'habitude.
Qu'une population entière pose ce genre de décision dans une urne...Je comprends moins.
Surtout que la grande majorité des ouvriers immigrés suite au boom économique des 10 dernières années viennent de Pologne, et sont bien acceptés au sein de l'Eire.
Les solutions :
La refonte complète du traité de Lisbonne est impossible. Déjà, parce qu'il faudrait changer de ville >< . Ensuite, parce que cela coute cher, que cela demande du temps, et qu'il est essentiel de faire passer ce texte, et rapidement.
Les juristes ont trouvé une faille.
Laisser un commissaire aux irlandais, afin de museler les mécontents.
Après... Qu'à chaque traité ils aient un traitement de faveur... Mais bon.
Heureusement... NOTRE PRESIDENT EST LA !
Et le 21 juillet, ce héro national va rencontrer le premier ministre irlandais.
Conclusion, nous sommes sauvés. Ou pas.
mardi 15 juillet 2008
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